mantarochen vient de Leipzig. Cold et post-punk, il défourne ici huit titres méritants. Delta (Intro) ouvre le bal de ce Cut my Brainhair, esquissant une trame froide qui n’est pas sans rappeler The Cure ou, presque, la mouvance goth. Il est bref mais attire, c’est ensuite avec Not a Rabbit que la cold s’installe et sur rythme rachitique, vocaux rêveurs et basses charnues fait son effet. Les guitares elles aussi s’illustrent, à l’unisson avec des synthés libres. Steamy Nights file, l’organe de la Dame produit une belle impression. L’énergie est présente, à chaque morceau joué nous vient le sentiment d’une réussite totale. Shadow, tout aussi vivace, réinjecte de la cold alerte, nappée de motifs plaisants. Son urgence rameute. L’objet sort en K7, gage de vérité absolue.
Sur sa face B se profile Count the Dust, riffs de choix sur la table. Il est vindicatif, une fois de plus les synthés tissent des canevas de marque. On valide. Pull me se montre plus aérien, pas moins gris, avant d’accélérer. Sometimes débute presque new-wave, « kosmische », ses chants rêvassant joliment. Il atteint, tout comme le reste, un niveau remarquable. Desert vient alors fermer la marche, façon early The Cure (et oui encore, on ne s’en plaindra pas!), en dernier jet notable qui ne fait qu’entériner les capacités évidentes du trio Allemand.