Italien, Monteceneri se dit influencé par Pink Floyd, Massive Attack et le post-rock des 90’s. DUE est son premier EP, on peut y trouver quatre pièces longues. Effectivement très post, parfois trop pour moi, il n’en reste pas moins que la vie que le trio y met les rend plutôt attractives. Ses poussées instrumentales et paysages façonnés, sur l’étendu Call of the Void qui ouvre la marche, font effet. Les guitares rudoient, heurtant la quiétude du tout. Paul’s Holy Hands, en séquences vives que là aussi les guitares embarquent, propose des breaks. Sans trop surprendre, Monteceneri construit avec adresse. Tempo rapide et motifs fins cohabitent sur ledit morceau, à la fin fougueuse. A mi-chemin de leur EP, les artistes s’en sortent bien.
Sur le second round Palm Hero, cold et psyché d’abord, étire le champ d’investigation. Ses voix cinématographiques, procédé par trop récurrent dans le genre, le sertissent. Il flotte, finaud et obscur. Au converti du post-rock, le rendu plaira sans nul doute. PSKNSS vient alors finir le job, céleste, exempt ou presque des montées dont Monteceneri tient les rênes. Je le voulais, ce DUE, plus sauvage mais ses climats malgré tout retiennent, suffisamment valables pour qu’on en valide les textures.
©Marco Torrese